21 mars 2009
Au Coeur de l'éveil
L'hiver s'en est allé. Hier les coeurs s'allongeaient sur le banc de la pensée, se laissant habiter par la douleur d'un seul baiser. Les âmes qui somnolaient alors sont désormais éteintes. Celles qui souffraient de la saison abyssale ont offert leur esprit ineffable au repos... Une voie est née dans le sacre du sein, à la quête des ardeurs de lumière.
Le printemps est là. Aujourd'hui, le cycle du renouveau hume bon l'éveil. Le vent souffle sur les cendres hivernales.
Rabindranàth Tragore, écrivain indien, a glissé au creux de ma raison: "la nuit, en secret, épanouit les fleurs et laisse le grand jour récolter les compliments". La dormance est donc nécessaire à tout être.
Un premier temps, au vent léger, réveille toute sa splendeur et rythme le calendrier. "Il est l'heure de se désaccoutumer de l'apathie", gronde-t-il, l'intercalation étant à l'ordre du jour. Mais la pendule sonne à l'heure voulue le passage à une nouvelle période d'activité. C'est une caresse de vie. Une sensation délicate et agréable de l'existence. L'aménité en soi.
Les âmes aspirent à l'élégance des rencontres, à l'amour des amitiés: l'appel au romantisme de la fraîcheur printanière et à sa beauté exquise. Comme un soupir de spiritualité naissant dans la maisonnée, d'un souffle de grâce, le vent expire le nom du redoux.
Bon début de saison à tous et toutes!















