21 mars 2009
Au Coeur de l'éveil
L'hiver s'en est allé. Hier les coeurs s'allongeaient sur le banc de la pensée, se laissant habiter par la douleur d'un seul baiser. Les âmes qui somnolaient alors sont désormais éteintes. Celles qui souffraient de la saison abyssale ont offert leur esprit ineffable au repos... Une voie est née dans le sacre du sein, à la quête des ardeurs de lumière.
Le printemps est là. Aujourd'hui, le cycle du renouveau hume bon l'éveil. Le vent souffle sur les cendres hivernales.
Rabindranàth Tragore, écrivain indien, a glissé au creux de ma raison: "la nuit, en secret, épanouit les fleurs et laisse le grand jour récolter les compliments". La dormance est donc nécessaire à tout être.
Un premier temps, au vent léger, réveille toute sa splendeur et rythme le calendrier. "Il est l'heure de se désaccoutumer de l'apathie", gronde-t-il, l'intercalation étant à l'ordre du jour. Mais la pendule sonne à l'heure voulue le passage à une nouvelle période d'activité. C'est une caresse de vie. Une sensation délicate et agréable de l'existence. L'aménité en soi.
Les âmes aspirent à l'élégance des rencontres, à l'amour des amitiés: l'appel au romantisme de la fraîcheur printanière et à sa beauté exquise. Comme un soupir de spiritualité naissant dans la maisonnée, d'un souffle de grâce, le vent expire le nom du redoux.
Bon début de saison à tous et toutes!
24 février 2009
Au Coeur de l'anniversaire...
Deux! Un chiffre courbe, au glyphe rond, au délié serein... à la symbolique complice et aimante: le binôme de l'amitié, le couple de l'amour. Le duo tendre et joyeux sur la rive de créatives passions et de passions créatrices de douceur et de sagesse.
Le temps passe et les années se succèdent... Deux ans auparavant Coeur de beurre était un embryon de pensées. Aujourd'hui, il vit de virtualité et de réalité ...
Que cette année soit le double de la précédente: son jumeau de richesse et d'apprentissage. L'élément dans toute sa dualité, de vie et de mort. Une ambivalence sucrée-salée et non aigre-douce. Une émotion, un choix, un geste. Un libre-arbitre... Une continuité de soi, en soi, pour soi et avec soi.... Une prière à mille et une voix de paix et de sérénité.
Mon Coeur est heureux de partager avec vous les petits bonheurs de la vie... au gré de son âme...
Mille mercis de vos douces attentions toujours lues avec assiduité et plaisir.
20 février 2009
Au Coeur du repos...
Déjà la fin de la semaine... Le week-end sonne ses premières heures d'oisiveté. Dans la chaumière, les linges sont triés et sentent bon la vapeur chaude, humectée de lavande, du fer à repasser...
Dans la cuisine, des cocottes de crumble pomme-cannelle se dorent à la chaleur du four.
Un peu de parfum de thé blanc orne l'atmosphère... Une tendre attention offerte par une bonne amie a qui l'on pense grandement... et les pensées voltigent sur une douce créativité...
Bon week-end à toutes!...
Coussin brodé par Katia Martroye
25 janvier 2009
Au Coeur de la panification
Dans la petite cuisine, la machine à pétrir a ronronné toute la nuit pour nous offrir dès l'aube la délicieuse odeur du pain chaud. Quelques céréales égrenées par ici et par là pour ajouter son petit grain au raffinement d'une farine déjà bien complète.Un programme qui commence par une phase de repos; pour laisser le temps au temps et aider les ingrédients si subtiles à s'humecter, se mêler, se marier. Pour faire naître le moelleux au coeur, la consistance au corps de la recette. Un ronronnement que dis-je, un chant fugace à toute fougasse, une odelette à la baguette, un péan au saint sacrement, un poème à l'aimante marguerite dont la pâte levant à l'abri des courants d'air ne tardera pas à se dorer les corolles au soleil du four brûlant.
Dans l'infinie rondeur des émois se profile le charme indécent. Mon coeur boit des gorgées de volupté et mange du pain des anges, si ton corps en est l'odeur. Si ton âme en donne la saveur.
Vivre d'amour et d'eau fraîche. Vivre de petits riens et de pain. Vivre d'un peu de toi.
Dans l'infime chaleur d'émotions, le regard sauvant mon coeur de tous ces dangers, mange du pain des forts, si une foi sème la torpeur. Si l'hypnose du miel t'offre la candeur.
Vivre d'amour et d'eau fraîche. Vivre de petits riens et de pain. Vivre avec toi.
Dans l'infâme lenteur de la grâce intimant, mon coeur lâche et enivré, mange du pain de ta parole, si celui-ci est douceur. Si suprême dans toute sa langueur.
Vivre d'amour et d'eau fraîche. Vivre de petits riens et de pain. Vivre en toi.
Dans l'infidèle moiteur du temps régénérant, ton coeur succulent et parfumé, mange du pain sacré, si l'esprit en est la liqueur, si exquis dans son ultime splendeur.
Vivre d'amour et d'eau fraîche. Vivre de petits riens et de pain. Vivre un peu en soi.
11 janvier 2009
Le village de mon cœur
Sous sa couverture moelleuse et blanche comme le coton, la campagne de mon cœur joue la belle endormie. Cette nature rappelle à mon Cœur d’enfant combien d’un plaisir non dissimulé, nous aimons revêtir bottes et cagoule pour mieux partir à sa rencontre.
Improviser une luge dans un matériau trouvé dans le jardin de l’enfance.
Elle est mère, Nature, laissant nos pas lourds apprivoiser sa voie et marcher sur son corps fragile.
De toutes les saisons, c’est la plus douce des mères. Celle qui berce en son giron nos esprits tendres. D’âme nature, ton infinie beauté nous ramène à la réalité la plus fébrile.
Essoufflés par le globe terrestre, suffoquant des jours malheureux, nos cœurs redémarrent toute énergie battante en ton sein retenus.
Jamais empressée, Nature laisse chacun reprendre son souffle : essence, ciel de la vie. L’humain fragmenté s’unifie pour se compléter à ses côtés. Nos Cœurs admirent ses cycles même irréguliers. Il donne à nos corps l’espoir de faire naître au printemps le bourgeon de la passion.
Qu’il serait bon d’entendre à nouveau battre le pouls du monde.
Mais l’attente est respectueuse et savoure la marche lente du rythme d’un autre temps.
Mesurer la profondeur du silence est l’ultime action en cet hiver. Voir le couloir rayonnant du soleil pourfendre les nuages les plus épais et illuminer de pépites heureuses le reflet de sa lumière, presque spirituelle, nourrit nos âmes et éclaircit notre voix vers le chemin de paix.
Les espiègles petons adorent entendre la neige craquer sous un cœur palpitant d’enfantillages.
« Elle craquait pour moi, j’en pinçais pour elle », susurrait la joie enfantine.
31 décembre 2008
Coeur de fête...
* * * 2009 * * *
Mille et un voeux doux ....
Bonne et heureuse année à toutes et tous!
11 novembre 2008
Coeur d'aiguille...
Le changement d'heures impose au temps une rythmique pressante. Les horaires s'aiguillent sur les agendas déjà bien remplis. Les pages débordent d'écriture de tout sens. Le délié de la calligraphie n'est point subtile car bien trop pressée.
Dans la cour des compteurs d'horaires, les coeurs désignent à l'envi le besoin de régler les horloges sur pause. Mais cette aiguillée n'existe que si l'âme désire la créer. Au cours des comptes, heures et horaires transforment les êtres en lapins pestant, montre en main, le retard de toute une vie. L'horreur du tard soumis par les conteurs d'or et d'air empêche la multitude de prendre l'aiguillage de la lenteur.
A l'orée des frimas hivernaux, les joues rougies de froid ou de passion font concours. Le thé fumant soulève l'effluve des moines. Sur la planche à pain en porcelaine crème, la gelée de pomme cannelle fond au coeur de la tranche de seigle fin. Le chas de la sagesse enfilé autour du fil d'un autre temps applique ses grandes et petites aiguilles sur la trame d'une vie douce. Y réguler son réveil naturel apaise la frime des minutes et des secondes.
Comme une hibernation commandée au menu des jours heureux, mon Coeur hardi de la lente heure laisse paraître la paresse essentielle à son équilibre.
12 août 2008
Au Coeur de la savonnerie
Un petit pas de plus vers l'antre le plus parfumé de Saint Valéry sur Somme... Caché dans une impasse, le coffre à trésors dévoile ses secrets sensoriels à tout Coeur voulant bien se laisser caresser...
Des étalages et des paniers comme un joli marché présentant les plus odorantes des denrées. Les senteurs sont agréables... jamais capiteuses. Toutes révèlent des histoires que l'âme aime s'entendre conter.
Des tiroirs achalandés renferment le plus doux des joyaux: ceux qui permettent de buller en toute inconscience dans le bain du souvenir.
Le toucher d'un seul pain de toilette nous transporte dans le monde tant connu des évocations réminiscentes. Celui aux pommes transmet à mon Coeur l'idée de la grand-mère confectionnant des pochoirs. Ma mie y entassait petites et grandes boules de fragrance pour le plus grand plaisir des petits enfants. C'était Noël tous les jours chez Mamy.
La rondeur et l'élégance d'une bouteille renvoie à ce vieux linge qu'on adore étreindre tellement l'odeur qu'il éveille en nous sent bon la patience des repassages bien soignés et des plis si rigoureux.
Entêtant cet arôme? jamais... En tête tant sept arômes que j'aimais m'étendent le temps d'un savon apprivoisé.
Là un onguent, ici une effluve. Une essence pour la peau, une eau pour le lin.
Mon Coeur s'abandonne au vertige des parfums tournoyant...
Mon âme s'adonne aux verts tiges des senteurs tournant, noyant mon sentiment dans le bain le plus voluptueux: celui de la souvenance.
73, rue de la Ferte Saint Valéry sur Somme
25 janvier 2008
La ronde des Coeurs
Parce que l'initiative d'une gentille dame de Coeur est belle et douce,
mon petit Coeur de cousette se joint au Coeur de Beige cannelle ...
pour la ronde des Coeurs blancs du mois de février... Et Votre Coeur participera-t-il?
Bon Weekend à toutes!
24 décembre 2007
Au Coeur de Noël...
Mille et un sentiments roulent en boule au fond des coeurs flamboyants. Les yeux remplis de rêves sont embués de larmes précieuses. Celles de l'émotion pure... celles de l'enfant vivant dans l'esprit. Les coeurs grossissant se remplissent de la nostalgie d'antan. Le souvenir... Le parfum de l'enfance... Peut-être le goût amer d'un manque nage à contre courant de ce que le moment impose. Mais il ne tient qu'à l'âme de pointer le scintillement de l'étoile... Les regards heureux se croisent. L'horizon de l'intime complicité s'offre en chair vive. Les sourires éveillent l'allégresse. La vie emprunte alors le chemin de la sérénité.
Que la féerie de Noël brille en chacun de nous.
Joyeux Noël à tous!







































